flathouse

concours House of multiple dimensions (Shinkenshiku residential design competition, 2004)

La forme de Flathouse fut générée à partir de trois points de vue pour une représentation de l’espace sur un seul plan. Deux points de vue sont situés aux extrémités opposées de la maison pour rendre depuis ces lieux précis des vues où la maison apparaît être plate; à l’intérieur, un point de vue donne cette même impression de rabattement des plans construits. À partir de ces points de vue, l’espace de la maison est développée selon les règles de la perspective, en tâchant d’éviter toutes méthodes orthographiques. 

En niant la profondeur de champs dans la conception des espaces de la maison, les notions de l’espace Riemann, qui se définissent comme étant une collection anamorphique de pièces qui se juxtaposent sans être reliées, sont repris. Ainsi se forme une tension dans laquelle l’espace parait momentanément osciller entre la deuxième et troisième dimension. Cet écart est présent dans l’aplatissement des moments où la maison intègre des vues en anamorphoses, une distorsion où l’image semble se détacher d’elle même, ce que l’on nomme la deuxième dimension et demi.

L’anamorphose permet la conciliation au premier coup d’oeil d’une ou plusieurs dimensions de la réalité spatiotemporelle. Ainsi l’ensemble ne peut être vécu qu'a partir d’une lecture faussée, considérant qu’il faut quitter une certaine position pour percevoir ce qui paraissait caché ou inexistant. Le parcours qui traverse le projet, se représente par l’image du trou noir; c’est à dire dans d’un lieu imaginé au delà des apparences.

D’une certaine manière, les dimensions cachées de Flathouse ne sont compréhensibles que lorsqu’en mouvement. Des points de vue privilégiés extérieurs à la construction, les façades paraissent être des projections verticales, ou bien du point de vue opposé, comme une image stéréotypée de la maison, les deux façades étant en réalité des plans obliques et des rampes de passages et d’accès.