carré de sable

Projet pour le jardin de Métis 2005

Toujours dans l’exploration du thème anamorphique dans l’espace construit, nous proposons un projet imaginé à partir de l’image du carré de sable duquel nous remarquons le caractère éphémère et le renouvellement des formes s’y attenant. C’est aussi une référence à la tablette aimantée dont le dessin s’efface en soulevant son support plastique. Comment un terrain de jeux construit dans les limites d’une parcelle des jardins de Métis peut-il éveiller une envie pour le promeneur d’y laisser une trace, celle de son imaginaire? L’intervention veut assurer la spontanéité des gestes des participants et aussi réaliser une structure dont le jeu est apparent. On peut penser comme précédents aux exemples des projets d’Aldo Van Eyck et à un Georges Rousse comme référent conceptuel. 

Matière de base (prima materia)

Le sable est considéré comme base du jardin. Ce matériau évoque la base de toute construction, qu’elle devienne bâtiment, jardin, ou territoire.  Il est aussi fondamental dans la mesure où il évoque pour la majorité d’entre nous le jeu, la construction comme celle d’un château de sable.À une autre échelle, le sable évoque aussi le désert.

Processus vs planification

Au lieu d’une conception d’ensemble élaborée formellement par ses auteurs, le temps et la participation des visiteurs formeront le jardin.  Le jardin devient donc un index (registre) des événements passés. Le jardin est vu comme distribution et processus. Une série de règles de combinaisons qui établissent une condition de base.  Le carré de sable est éphémère et dynamique. 

Dur vs mou/artificiel vs naturel

Une idée serait de concevoir un carré de sable et uniforme (un champ de mini dunes), mais qui cache quelque chose en dessous (surface dure dissimulée, recouverte de sable)Avec le temps, les surfaces qui ont été façonnées à la manière évolueront, s’affaisseront, alors que les « fausses dunes » conserveront leurs aspects initiaux.La surface dure devient un élément comparatif vis-à-vis de son double mou. Elle est la page blanche du dessin collectif et nourri l’interaction avec les promeneurs.